Exposition – Objectif Nu

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Plan de l’exposition

Salle 1 – Aphrodite

Lisa Deprat
Mathilde Lacombe

Salle 2 – Narcisse

Anne Mulot
Camille de Buhren

Salle 3 – Volupté

Laurie Bisceglia
Jeytall

Salle 4 – Eros

Elie Villette
Marc Turlan

Salle 5 – Daphné

Westmat
Sarah Salazar

Salle 6 – Eon

Sarah Salazar
Arianne Clément

Focus – Arianne Clément

Une réelle mise en lumière sur les aînés : les photographies d’Arianne Clément dégagent une émotion qui vous donnera envie d’imaginer la vie qu’ont mené nos aînés, loin des préjugés. 

Les invisibles 

Les aînés, le troisième âge, les personnes âgées… autant de mots pour définir les personnes de plus de 70 ans, mais où sont-ils ? On ne les voit ni à la télé, ni dans les publicités, ni dans les films comme si passé un certain âge on devenait trop archaïque pour être considéré. Si l’on peut voir la vieillesse comme une maladie dont on ne guérit pas, on peut choisir de faire de ce temps une période d’épanouissement et d’appréciation de soi complète. Après tout, qui a dit que la beauté s’évaporait une fois que l’on bascule dans la case “troisième âge” ? Souvent invisibilisés, on retire à nos aînés leur aptitude à se trouver beaux, sensuels, désirables et désirés. Or loin d’avoir des codes tangibles, la beauté ne peut se mesurer selon des normes, elle n’est qu’appréciable par l’acceptation de soi. Les photographies d’Arianne Clément mettent en lumière le fait que l’amour n’a pas d’âge : ni celui du couple ni l’amour de soi. Ce sont les sentiments de tendresse et d’amour qui complètent ses visages ridés. 

L’Art de Vieillir 

Devenue virale, la photographie de Christine et Paul fait le tour du monde. Publiée par de nombreux magazines tels que le Vanity Fair, elle est accompagnée des coordonnées d’Arianne invitant les aînés volontaires à partager cette même expérience. Avec sa série L’art de vieillir, Arianne fait renouer sensualités et temps qui passe. Tendre et émouvant seraient les mots qui définissent le mieux son travail. Dans un style qui n’oscille pas avec le documentaire mais qui est bien artistique, il montre l’art, le vrai, le beau, celui qui sublime une beauté qui vieillit. La délicatesse et la sensibilité à la fois des modèles et de l’artiste transcendent les portraits et dépassent les clichés. 

Laissez vous submerger par la beauté.

Clémence Breux

Focus – Jeytall

Originaire de la région toulousaine où il a fréquenté l’école des Beaux-Arts, Jeytall est désormais installé à  Paris. Ce jeune photographe travaille uniquement à l’argentique et ne retouche, ne filtre et ne recadre aucune de ses photographies.  

Jeytall découvre sa passion pour la photographie très tôt, puisqu’à l’âge où certains enfants jouent avec leurs voitures et autres jouets, il manipule l’appareil photo familial. Il essaye alors d’obtenir le rendu idéal en  plaçant sa famille ou son chat devant l’objectif. Très vite son travail est reconnu auprès de nombreuses  personnes et notamment de professionnels. C’est avec la remise de ses photos, après développement de ces  dernières en laboratoire, que Jeytall voit ses photos complimentées. Motivé et déterminé à obtenir des  rendus originaux et différents, il continue à exercer cette pratique devenue alors sa passion.  

Très vite le nu devient un sujet prédominant dans ses choix artistiques. C’est à l’âge de 14 ans qu’il s’essaye  au dessin de nu et appréhende ainsi le corps, la nudité et la délicatesse de la peau. Il ne cesse d’améliorer sa  pratique et fréquente l’école supérieure des Beaux-Arts de sa ville natale près de Toulouse.  

Jeytall souhaite nous montrer ce qui se passe lorsque la lumière, ou a contrario l’obscurité, viennent épouser  les courbes et la surface d’un corps dénudé. Avec cette étude des corps qui lui est chère, il réinvente la  photographie de nu masculin. Le photographe met en valeur de façon la plus simple et la naturelle qui soit,  les corps, et crée ainsi une atmosphère poétique et tendre. Les poses ne sont d’ailleurs jamais calculées.  

Cependant, si l’artiste continue de travailler avec la lumière, Jeytall ne cesse de se renouveler et de travailler  sur des projets originaux et différents qui nous surprennent à chaque fois. Il joue de plus en plus avec la  pellicule, que ce soit en travaillant sur les doubles expositions, ou bien en utilisant des pellicules abimées ou  tachées de vin de rouge. Le résultat en est toujours plus onirique et poétique… les corps s’entrelacent, se  touchent, et se frôlent…  

L’un de ses derniers projets, intitulé « Confinument », a été conçu lors d’une soixantaine séances pendant le  premier confinement. Ce projet innovant, regroupe au sein d’un même ouvrage, des photographies  d’hommes confinés chez eux. Ces derniers posent de manière authentique et simple dans leurs  appartements, jardins ou autres lieux de confinement. Jeytall les photographie alors à travers l’écran de son  téléphone. « Confinument » a été édité en une centaine d’exemplaires disponibles directement auprès de  l’artiste ou via la librairie LGBTQI+ Les Mots à La Bouche. 

Jeytall a participé à de nombreuses expositions telles que LOVE MY WAY de la villa Noailles, à l’occasion de  la 34ème édition du festival de mode et de photographie de Hyères, ou encore la deuxième édition de  l’exposition « Nouveaux Regards », toujours au sein de la villa Noailles. Le jeune photographe a aussi  participé à des expositions dans de nombreux lieux de la capitale comme Les Mots à La Bouche, le Dépôt,  les Souffleurs ou encore le Café Pimpin situé dans le 18ème arrondissement.  

Julien le Gac

Focus – Marc Turlan

Marc Turlan vit et travaille entre Paris et le sud de la France. Il s’exprime à travers de nombreux supports, collages, sculptures etc… C’est pour ses photographies que Marc a retenu notre attention pour Objectif Nu. Armé de son appareil photo, il joue avec les corps dénudés et nous offre un regard singulier sans tabou.

L’artiste travaille sur le portrait, auquel il attache une importance particulière, pour ne pas dire une fascination. Le besoin de se montrer à travers un portrait et sur les réseaux, est quelque chose qui lui tient à cœur. Il y a encore quelques décennies, le portait était réservé à une élite de la société qui avait justement les moyens de se « faire tirer le portrait ». Aujourd’hui, cela n’est plus la norme et Marc aime ça, renverser les normes de l’aristocratie des photographes qui s’octroient le droit de dire si telle photo ou tel tirage est artistique ou non. 

Marc aime montrer la fragilité des corps, par la nudité, et représenter leurs défauts à travers ses clichés non retouchés. De ses photos se dégage d’ailleurs un certain paradoxe, où pureté et érotisme viennent flirter et composer des images fortes en émotions. Il articule son travail autour du désir et de sa représentation, notamment grâce à la poétique des nus. 

En plus de la photographie, Marc Turlan explore de nombreux médiums tels que la sculpture, le collage, la vidéo et le tissu. Le nu et l’érotisme sont toujours présents dans ses œuvres. On retrouve aussi une pointe d’humour comme l’attestent certains de ses travaux : ses sculptures « Oedipus’Cruising » où il met en scène des photographies de statues sans yeux (référence à Œdipe qui s’est crevé les yeux, NDLR) dans un bois et qui réfèrent directement au cruising (recherche d’un partenaire sexuel, anonyme, dans des endroits publics (ou des cruising bar, NDLR). Cet humour est également présent dans les photographies  où il met en scène des hommes dans des situations décalées. 

Comme de nombreux artistes qui ont accepté de participer à Objectif Nu, Marc s’insurge contre la censure. Cette « résistance moderne », envers la censure qui gronde, se retrouve dans son travail et ses photographies de nu. Pour le plasticien-photographe, l’impossibilité de se montrer nu, plus particulièrement sur les réseaux sociaux, est loin d’être un frein puisqu’il en joue. Marc va alors masquer à l’aide de ruban adhésif certaines parties du corps comme le visage. Le visage caché du modèle force le visiteur à diriger son regard sur les parties du corps non masquées, créant un jeu de regard entre ce qui est dissimulé et ce qui visible. Le fait de cacher ces parties, pourtant normalement non soumises à la censure permet ainsi, en le déplaçant, de révéler notre désir.

Julien le Gac

Focus – Sarah Salazar

A l’aide de ses clichés Sarah transmet des émotions en relation avec le monde qui l’entoure. Le corps, sa matière et la mise en scène dans l’espace constituent le cœur de son esthétique. 

Faire écho 

Très tôt la photographie devient le moyen d’expression privilégié de Sarah pour pallier aux difficultés liées à ses problèmes de motricité fine présents lors de son enfance. Après avoir brièvement exploré la nature à travers son objectif, elle expérimente la photographie de modèles ce qui semble lui convenir d’avantage. Fascinée par l’humain et les corps, la jeune photographe aborde le corps-matière tel une toile à contempler et modeler.  Ainsi son travail mêle avec justesse aspect chorégraphique marqué, corps et émotions. Faire écho à chacun d’entre nous en provoquant des sensations diverses au contact de ces œuvres constitue pour elle un échange primordial entre l’artiste et son public.

Messages enveloppés 

De ces clichés se dégagent douceur et sensibilité agrémentées par l’authenticité de sa démarche qui a pour objectif de dévoiler à travers l’enveloppe diverse des corps les sentiments et émotions de chacun. Les modèles de Sarah sont pour elle les interprètes de ses propos, le miroir de son intimité. S’ouvrir aux autres et à soi-même est l’essence même du processus artistique de la jeune photographe déjà riche de talent et maturité. 

Léa Johanny

Focus – Westmat

Plus qu’un simple moyen d’expression, les photographies de Mathieu mêlent avec justesse nature et sensibilité accentuées par l’authenticité de ses modèles. 

Un partage de sensibilité 

Mathieu crée des œuvres intemporelles inspirées par les paysages et les rencontres. Ses clichés mêlent avec justesse univers poétique et message inclusif portés par l’initiative d’explorer des recoins encore trop peu abordés et exposés : maladie, handicap, particularités physiques diverses et vieillesse. C’est à l’aide de la photographie de nu qu’il revendique un message de diversité et d’acceptation au sens large. 

Capturer l’instant 

Plus qu’un simple moyen d’expression, ses clichés dégagent un instant de vie. Mathieu arpente les routes en quête de rencontres et de la lumière adéquate. Toujours à la recherche d’identités différentes, les séances sont pour lui un moment unique d’échange avec les modèles qui portent et orientent aussi le projet. C’est de cette diversité de rencontres que naissent son inspiration et ses œuvres. Il puise l’essence de sa création directement au contact de l’infinité irrévélé de chaque être. A l’instant précis de la rencontre entre le modèle, la nature et le photographe, la magie opère. 

Léa Johanny

Focus – Mathilde Lacombe

Mathilde Lacombe aide les femmes à se réconcilier avec elles-même, en leur permettant de se redécouvrir à travers un regard différent du leur.  

Se découvrir à travers l’objectif 

Mathilde Lacombe est une jeune artiste pétillante qui ne manque pas d’imagination. 

L’acte de création est pour elle une expérience sensorielle où tout ce qui l’entoure peut devenir matière. Ainsi elle se laisse guider par ses envies et ses goûts du moment loin de s’enfermer dans un genre. Peinture, dessin, aquarelle… Mathilde n’hésite pas à sortir de sa zone de confort, en diversifiant les techniques. 

C’est pourquoi en 2018 elle décide d’appréhender l’art de la photographie en autodidacte autour de son Projet Femmes afin d’explorer quelque chose de nouveau. Elle apprend ainsi à manier l’objectif au contact de ses modèles et c’est progressivement qu’elle prend confiance en elle et s’affirme dans ce travail. Finalement il naît de ce projet un véritable échange qui permet à la fois aux modèles et à notre artiste de se découvrir ensemble. 

Les Arts Plastiques 

Mais cette artiste plasticienne n’en n’oublie pas pour autant ses premiers amours et continue de jouer avec les lignes et les couleurs, avec un bon coup de crayon. Elle multiplie les techniques et dessine ce qui lui plait et qui la touche. Ce faisant, ses dessins de femmes sont une extension de son projet photographique, mais ses aquarelles de fleurs représentent une autre forme de sensibilité que l’on aime tout autant. Mathilde est une artiste à laquelle on s’attache et il nous tarde d’en découvrir plus ! 

Clémence Breux 

Focus – Elie Villette

Amoureux de design, de nature et des corps, c’est muni de son argentique qu’Elie Villette met en scène les hommes qu’il rencontre avec une esthétique bien à lui.

Un voyage inattendu

Lors d’un séjour à Casablanca chez son petit ami de l’époque, Elie crée des mises en scène photographiques qui trompent le temps. Naît alors une vraie originalité esthétique de part l’utilisation, quasi innée d’ornements (accessoires,vêtements,objets, décors) ce qui devient par la suite un élément central de ses compositions. Elie prend ensuite des clichés de garçons rencontrés dans le quartier où il séjourne. 

Après une formation en Histoire de l’Art, il aborde la photographie de façon professionnelle en devenant d’abord assistant puis directeur photographie dans la presse. C’est grâce aux voyages, que l’aventure artistique d’Elie débute.

Capturer l’instant

Elie Villette raconte des histoires à travers des scènes de vie qu’il reconstitue en images, donnant à son travail un caractère cinématographique. Pour raconter ces épisodes, il choisit ses modèles au fil de ses rencontres, une démarche qui rend son travail authentique, jusque dans son choix de ne pas retoucher ses photographies. Il en ressort un réalisme onirique.

Il semble impossible de délier la photographie d’Elie Villette d’un doux murmure érotique. Avec ses accessoires, sa mise en scène, sa photographie soulève des questions autour de la sensualité et de la sexualité. Le désir est ainsi approché de façon légère, toujours assorti avec humour et finesse. Elie aime capturer ce qui l’émeut : les corps érotiques et la nature, le tout accompagné d’une touche subtile d’humour. 

Concernant ses projets

Un nouvel ouvrage édité par Presse Douce (maison d’édition qu’il vient tout juste de créer)  devrait sortir en Janvier 2021. 

« Ce sera un livre un peu kitsch dans la forme, façon carte postale de garçons du Brésil ». 

Il est également présent à la seconde édition du Love My Way au Festival International de mode et photographie à Hyères (à la Villa Noailles) jusqu’à fin Janvier 2021. 

À découvrir …

Léa Johanny

Focus – Anne Mulot

Libre, jeune et qui ose, autant de mots qui décrivent parfaitement Anne Mulot, une artiste 100% authentique. 

Exprime-toi autrement 

Poussée par sa mère artiste peintre, Anne apprend très tôt que les mots ne sont pas son seul moyen d’expression. Le dessin, la pyrogravure et évidemment la peinture lui enseignent que l’art est une bonne fenêtre pour extérioriser ce qu’elle ressent. Mais vous l’aurez compris, c’est finalement la photographie pour laquelle Anne se passionne et c’est donc tout naturellement qu’elle se dirige vers un BTS qui lui apprendra les rudiments. 

Elle poursuit son parcours avec une licence professionnelle aux Gobelins, qui lui permet de devenir l’assistante photo de Patrick Galabert pour Louis Vuitton pendant deux ans. Elle travaille aujourd’hui en tant qu’assistante post production chez Sheriff Department Group. Pas étonnant d’ailleurs quand on sait que c’est la post prod et la retouche qui animent Anne et non la prise de vue. 

Une photographie pour soi 

Au fil de ses clichés, on découvre la vision que ce fait cette jeune artiste de la société. Elle retranscrit ce qu’elle voit et pense le tout dans un univers coloré et peps qu’elle amplifie par son travail à la post prod. Anne se laisse porter par ses envies et photographie ce qui l’inspire loin de chercher à se cantonner dans un style en particulier elle parvient à créer son propre langage. Ainsi sa série de nus avec son ami Loïc est beaucoup plus intimiste et épurée que ses autres projets mais on y retrouve néanmoins tout son talent. 

Son site étant encore en construction, n’hésitez pas à suivre son compte instagram (@mulaane_) pour être au courant de son actualité !

Clémence Breux

Focus – Camille de Buhren

Adepte du noir et blanc, qui selon elle apporte plus de profondeur aux photographies dans laquelle l’imagination de chacun peut se glisser, Camille de Buhren raconte des histoires à travers ses images, guidée par la passion de la photographie et des personnes. 

Authentique 

Avant de devenir photographe indépendante, Camille de Buhren a étudié la publicité, elle a vite quitté ce milieu où elle ne se reconnaissait pas. Et pour cause, c’est l’authenticité qui contient toute l’essence de son travail, elle souhaite nous faire partager des moments naturels et particuliers, sans mise en scène. Animée par le photoreportage et l’envie d’aller à la rencontre de l’autre, Camille capture avec beaucoup de tendresse ses échanges avec des personnes du monde entier. En 2018 elle remporte le prix du jury des Ateliers de Meudon. 

Engagée 

Camille de Buhren est poussée par son désir de faire bouger les lignes et l’amour qu’elle porte aux autres, c’est pourquoi elle utilise son appareil au service des causes qui lui sont chères. Féminisme, écologie, égalité… donnent du sens à ses clichés qui sont aussi rythmés par ses voyages. Camille se lance notamment dans un vaste projet de reportage en direction du Mexique jusqu’en Argentine sans avion ! Ce projet devait illustrer et répertorier les initiatives écotouristiques en Amérique Centrale et Latine, occasion de montrer qu’il était possible et accessible de voyager différemment. 

C’est d’ailleurs grâce à des photos prises à l’étranger que va naître son Projet B, qui sera présenté lors de notre exposition. Camille fait le portrait des femmes de la Sierra Nevada, capture leur moment de vie et souhaite partager son travail sur Instagram. Cependant elle se retrouve dans l’impossibilité de le faire puisque son compte se voit automatiquement supprimé pour pornographie. En effet, ces femmes vivent dévêtues mais il semblerait qu’Instagram soit le seul à poser sur elles un regard sexualisant. Depuis cet événement, Camille combat la censure et la sexualisation des poitrines féminines avec passion. 

Quels que soient les sujets que Camille choisit, elle voit dans sa photographie une mission salvatrice. 

La photo qui soigne 

Camille de Buhren a toujours été curieuse, c’est d’ailleurs ce trait de caractère qui l’a poussé à emprunter l’appareil photo de sa mère en cachette, quand elle n’était qu’une enfant. Elle notait tous les détails, tout ce qui pouvait attirer son attention, chaque réglage était répertorié. On retrouve aujourd’hui cette minutie dans son travail, notamment avec son approche à la lumière. 

L’art de photographier semble être pour cette jeune femme, une sorte de guérison des maux contemporains. Sa série de photos Vagues à l’âme, est prise après une période complexe de sa vie où les jeux des enfants à côté de l’immensité de la mer la rendent nostalgique et lui renvoient à un étrange reflet d’elle-même. Les manifestations, les seins des femmes, les yeux des marocains, les disparités propres à chaque visage  … nous soignent dès qu’on les regarde. 

Clémence Breux