Focus – Laurie Bisceglia

Qu’elles soient fixes ou en mouvement, Laurie Bisceglia traite les images avec la même passion, à la fois réalisatrice et photographe, ce qu’aime cette artiste c’est jouer avec les pellicules.

Pourquoi choisir ?

Passionnée par les images, Laurie les met en scène depuis petite. Habituée à profiter de son temps libre pour photographier ce qui l’entoure, elle se laisse aussi séduire par les images en mouvement des grands écrans et c’est donc tout naturellement qu’elle se tourne vers des études supérieures en cinéma. Mais à trop voir le monde à travers les films des autres, son appareil photo commence à lui manquer et elle revient à son premier amour, la photographie. Aujourd’hui professionnelle, elle a appris son métier en autodidacte, belle preuve que la motivation et la passion sont deux moteurs primordiaux. Mais loin de vouloir segmenter son travail, Laurie conjugue le septième art et la photographie, parce qu’après tout pourquoi choisir ?

Son travail

Que ça soit à travers l’objectif d’une caméra ou d’un appareil photo, Laurie explore les visages de celles et ceux qui l’inspirent et aborde des thèmes qui lui sont chers tels que la représentation des corps féminins. Sa série NUS, abstraction et détails a déjà fait l’objet d’une exposition collective « 100% MEUFS » régie par Léa Maurant en 2019 aux côtés de quatre autres femmes artistes. Celles-ci étaient invitées à s’interroger sur leur propre rapport au corps, dans une société où la femme est plus souvent objet de désir qu’invitée à l’exprimer librement.  Et on ne peut que donner raison à cette initiative.

Suivre son propre conseil

Laurie aime le cinéma absurde, ce qui est décalé, ce qui se passe dans le regard… Elle aime regarder et retranscrire ce qu’elle voit à travers son propre prisme. Si aujourd’hui la qualité de son travail n’est plus à questionner, c’est grâce à sa passion qui l’a guidée avec détermination, elle s’est donné le meilleur conseil, continuer sans s’arrêter.  Finalement Laurie traverse le couloir entre réalité et fiction au profit d’un art qui lui permet de mêler les deux et d’inventer, comme elle le dit si bien « Une fiction qui devient réalité et une réalité qui devient fiction ».

Clémence Breux